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Les probiotiques : bons pour la santé et faciles à consommer

Présents dans les yaourts, la choucroute ou encore les légumes fermentés, les probiotiques aident à lutter contre les mauvaises bactéries de notre intestin et peuvent participer à une bonne santé.

Saccharomyces boulardii, Lactobacillus acidophilus, Bifidobacterium, Streptococcus… ces noms barbares sont ce qu’on appelle des probiotiques.

Ce sont des bactéries ou des levures naturellement présentes dans l’organisme, en particulier dans l’intestin.

Elles permettent de contrer la multiplication de microbes « nuisibles », qui, en surnombre, sont responsables de divers problèmes de santé : infections à répétition, mauvaise digestion, allergies…

D’après la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, les probiotiques ont des effets positifs sur la santé ».

Des bienfaits sur la santé

Il existe de nombreux probiotiques. Tous sont différents, et chacun a sa spécificité et ses points d’actions principaux.

Par exemple, les Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus, présents dans les yaourts, participent à la digestion du lactose et permettent donc aux personnes intolérantes au lait de consommer ces produits laitiers plus facilement. D’autres, comme le Lactobacillus casei DN 114 001 et le Lactobacillus rhamnosus GG, sont efficaces sur la diarrhée de l’enfant.

Les probiotiques adaptés peuvent également participer à l’amélioration du confort digestif des personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable, ou encore aider dans les problèmes de constipation, notamment pendant la grossesse.

Ils pourraient même jouer un rôle dans la prévention des récidives des mycoses vaginales, la protection contre des infections, les allergies alimentaires, l’absorption du cholestérol, et même de certaines maladies neuropsychiatriques comme l’anxiété, la dépression et les troubles bipolaires.

Naturellement présents dans les aliments lactofermentés

Les probiotiques se trouvent dans des aliments du quotidien comme les yaourts, la choucroute, la levure de bière, les légumes fermentés, le pain au levain ou le kombucha, une boisson fermentée légèrement acide.

Il est aussi possible de fabriquer ses propres aliments lactofermentés, non seulement bourrés de probiotiques, mais aussi boostés en protéines, vitamines, acides aminés et antioxydants.

Ces produits ont l’avantage de se conserver sans conservateur ni pasteurisation.

À vous de cuisiner : carottes et céleri fermentés !

Ingrédients et matériel

  • 1 pot en verre de 290 ml refermable avec un joint en caoutchouc et des clips en métal
  • ¼ de céleri
  • ½ carotte ou 1 petite carotte entière
  • de l’eau
  • du gros sel de Guérande

Recette

Avant de démarrer la recette, il vous faut nettoyer et sécher le bocal et les légumes.

1. Mélangez 15 grammes de sel dans un demi-litre d’eau.

2. Épluchez et coupez les légumes, puis râpez-les à l’aide d’une râpe, d’une mandoline ou d’un robot.

3. Ajoutez des herbes ou des épices si vous le souhaitez : laurier, ail écrasé, graines de coriandre ou graines de moutarde…

4. Déposez les légumes râpés dans le bocal, en les tassant bien, de sorte qu’il y ait le moins d’air possible. Ne remplissez pas à ras bord, le mélange pourrait déborder lors de la fermentation.

5. Versez un mélange d’eau et de sel sur les légumes jusqu’à les recouvrir, mais sans aller jusqu’au bord du bocal. Il reste un peu d’eau, c’est normal.

6. Tassez de nouveau les légumes. Il peut être nécessaire d’utiliser un poids de fermentation pour les immerger.

7. Refermez le bocal et laissez-le à température ambiante une semaine environ, de préférence sur une assiette (pour éviter les désagréments liés aux éventuels débordements dus à la fermentation).

 

Bon à savoir : le chlore peut tuer les bactéries nécessaires à la fermentation. Si votre eau est très chlorée, vous pouvez la faire reposer une nuit avant de passer en cuisine.

 

Une fois la fermentation stabilisée, vous verrez qu’un léger dépôt blanc s’est formé au fond du pot.

Vous pourrez alors disposer le bocal dans un endroit frais, à une température comprise entre 12 et 15 degrés (le mieux étant une cave ou un cellier).

Deux semaines plus tard, vous pourrez manger ces légumes crus.