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« Ma mission est d’informer, accompagner et orienter les adhérents en difficulté »

Claire Veirier est conseillère sociale chez Mutami depuis de nombreuses années. Un métier qu’elle exerce avec passion et conviction pour aider les adhérents les plus fragiles à accéder à la santé.

Depuis quand travaillez-vous au sein de Mutami ?

Après des études en économie sociale et familiale, et mes premiers postes dans un centre social associatif, dans une maison familiale et rurale, puis au sein d’un institut pour jeunes aveugles, j’ai intégré la Mutuelle générale des travailleurs salariés (MGTS) en 1998. J’y étais déjà adhérente depuis trois ans. Durant toutes ces années, j’ai donc pu suivre l’évolution des orientations internes jusqu’à la fusion, à l’origine de la création de Mutami en 2011.

Depuis 23 ans, vous êtes conseillère sociale mutualiste. En quoi consiste votre fonction ?

Ma mission principale est d’informer, accompagner et orienter les adhérents en difficulté dans leurs démarches administratives relatives à la santé, et de favoriser l’accès à leurs droits et aux soins. Concrètement, je les aide à instruire les dossiers de demandes d’aides financières qui seront ensuite présentés aux commissions d’action sociale mensuelles durant lesquelles des élus du conseil d’administration étudient les demandes et décident d’attribuer ou non une aide selon des critères sociaux et de revenus.

J’informe les adhérents sur les démarches et les dispositifs existants en fonction de leur situation et de leurs besoins. Il peut s’agir d’orienter des adhérents vers la complémentaire santé solidaire ou des étudiants vers le « Pass santé mutuelle étudiant » (aide au paiement des cotisations) du Conseil régional Occitanie. Je renseigne les personnes en situation de handicap dans leurs démarches auprès de la Maison des personnes handicapées (MDPH) et les personnes âgées dans les aides au maintien à domicile. Je peux également être amenée à aiguiller des familles vers le Centre communal d’action sociale (CCAS), un travailleur social ou les commissions d’action sanitaire et sociale de la caisse primaire d’assurance maladie. En fait, je favorise les liens entre les adhérents et mon réseau professionnel de partenaires locaux, mais aussi les services de soins et d’accompagnement mutualistes. Nombreuses aussi sont les personnes qui ont tout simplement besoin d’une écoute bienveillante et d’un conseil adapté à leur problématique, afin de les accompagner, sans les assister, pour devenir « actrices » de leur santé.

Qu’est-ce qui vous plaît et vous motive dans votre métier ?

C’est la diversité des situations me permettant d’intervenir dans différents domaines de la vie quotidienne et prospecter sur de nouveaux réseaux informatifs (liés à la santé, à la défense des droits de la famille, au juridique, à la médiation, etc. Ce qui me motive surtout dans mon métier, c’est au-delà d’être utile aux autres, de participer au mouvement mutualiste, et, plus largement, à celui de l’économie sociale et solidaire, qui correspondent à mes valeurs ; c’est-à-dire la solidarité, la non-sélection et la non-discrimination des adhérents à l’adhésion, et la défense d’une Sécurité sociale de haut niveau.

Quel a été l’impact de la crise sanitaire liée au Covid-19 ?

Depuis le début de la pandémie, je suis beaucoup plus sollicitée, directement par les adhérents ou par l’intermédiaire de mes collègues des agences et du service prestations, par exemple, qui m’orientent les adhérents en difficulté. En septembre 2020, j’ai été submergée par les demandes d’aide dans la prise en charge de soins décalés à cause du premier confinement. Depuis quelques mois, on ressent également les effets secondaires de la pandémie avec la hausse des demandes de prise en charge de séances de soins psychologiques.