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Interview de Bernard Fauré : « Se battre pour faire fonctionner une vraie mutuelle est un défi quotidien »

Militant et engagé dans les milieux syndicaliste, mutualiste et associatif, Bernard Fauré a exercé pendant 15 ans au siège de Mutami à Toulouse, en tant que directeur des partenariats. Avec, au cœur de ses préoccupations, la défense du mouvement mutualiste et la santé pour toutes et tous.

 

 

Comment vous êtes-vous retrouvé à travailler dans le mouvement mutualiste ?

Ma carrière se résume en trois temps forts. J’ai commencé à travailler à 19 ans dans un bureau d’études dans l’aéronautique, après un CAP ajusteur puis un CAP dessin industriel. J’y ai exercé une douzaine d’années. Ensuite, j’ai occupé les fonctions de directeur d’une structure de tourisme social régionale pendant 15 ans. Enfin, j’ai intégré Mutami, où j’ai travaillé durant les 15 dernières années de ma carrière.

 

 

Comment êtes-vous passé du tourisme social au mouvement mutualiste santé ?

Cela vient de mon engagement militant syndical et associatif. Quand j’ai commencé dans la mutualité, je n’y connaissais rien (rires). Mais je n’y suis pas arrivé par hasard non plus. La mutualité est engagée et défend des valeurs que je partage : la gouvernance démocratique, la défense de la santé pour toutes et tous et l’économie sociale.

 

 

Qu’est-ce qui vous a animé au quotidien pendant ces 15 ans ?

J’étais directeur des relations extérieures et des moyens généraux. En somme, je m’occupais des partenariats et de la gestion immobilière. D’un point de vue militant, se battre pour faire fonctionner une vraie mutuelle sans but lucratif, de façon démocratique, représente un défi quotidien. Celui de travailler à l’amélioration de la santé des gens aussi. Et puis, être engagé dans la mutualité, cela signifie également de défendre la Sécurité sociale, le socle de notre santé. C’est tout cela qui me motive.

 

 

Votre dernière année d’exercice a été marquée par la pandémie de Covid-19. Comment l’avez-vous vécue ?

La mutuelle a très rapidement mis en place un numéro de téléphone de soutien psychologique pour les adhérents. Elle a également noué un partenariat avec le Secours populaire. Par ailleurs, un nombre important des adhérents ont été contactés par téléphone au printemps 2020 pour savoir comment ils allaient. La démarche les a agréablement surpris, d’ailleurs.

 

 

Et depuis le 1er février, vous êtes à la retraite…

Oui mais en retraite active ! Je ne me voyais pas rester assis devant la télé. Je préside “Radio Mon Païs”, une radio associative toulousaine, qui traite d’information sociale et de culture. Je fais également partie d’une association qui gère un chalet dans les Pyrénées. Son objectif est de permettre à tout le monde l’accès à la montagne. Et puis, j’ai toujours un lien fort avec Mutami. Je m'occupe bénévolement de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE), je siège au conseil territorial et je suis élu à la mutualité du Lot, Tarn et Ariège. En fait, j’ai toujours été engagé et j’ai toujours fait du bénévolat. C’est que le militantisme, je m’y éclate !